Bonjour,

  Ce site est le début d'un projet qui consistera à mettre en relation des auteurs de textes et des auteurs d'images, pour que les oeuvres des uns viennent accompagner celles des autres.

  S'il peut donner l'envie de dessiner, d'écrire ou de photographier, alors ce sera bien. S'il peut donner au visiteur l'envie de prendre un peu le temps, alors ce ne sera pas inutil.
 
  Pour voir si l'idée intéresse quelqun, voici un texte qui trainait. Il est en anglais, ne lui en voullons pas.
  Pour les questions, les textes et les gribouillages, les corrections syntaxiques, les remarques sur une conception un peu trop personnelle de l'anglais, envoyez un mot gentil à treguy at free point fr.

  Veuillez noter que ce site est ma propriété, les images et textes restant la propriété de leur auteurs respectif. Merci à Mopheen de m'avoir autorisé à exploiter son image. Merci de respecter la propriété et le travail des auteurs en ne diffusant pas leurs oeuvres sans leur autorisation. Pour plus d'information sur le site de l'OMPI .
About the Monsters - the Sower  "Listen, I said to the little girl, you don't really care what this thing is made of. You paid nothing for it, and  we are boys, we can tell that you look pretty with it. So just keep smiling and come with us."
 She started to smile again, and she came with us. In her smile I could see the generous warmth again, and in her eyes I think I saw a bit of thankfullness.

 Wether she did it by instinct or by luck, I can not say ; she could not have heard of my previous meeting with the  Dream Breaker. Anyway, she just let me once again forget one of the basic rules, she let me foulishly hope that monsters  can be tamed with trueness and devotion. By letting me forebode a little place among the people she cares for, a place I even did not knew I wanted, she opened a breach. This monster was a Sower. Not the usual kind of Sower,  the one who just leave forgotten nothingness and coldness behind her, no. This one just seeds tiny broken hearts,  and then with all her kindness she takes care of them, she waters them with her smiles, and she stand by them while she let them grow. Once they have grown enough, once she know they are strong enough to last for a while, she  resumes her journey, and the broken heart who has grown strong roots stays here, and just hope she will come one last time to have a rest in its shadow, before it fades.
texte : tReg
  Pour voir ce que ca donnerait avec une image, et parce que l'idée vient un peu de là, le texte suivant est celui que j'avais fait pour un concours organisé sur le blog de Morpheen. Pour celui-ci, je prends aussi les critique mais j'en ai deja plein moi meme :S
Participation au second round de la String Cup "Je te laisse ça". La pauvre petite est dans un triste état. Je ne sais pas qui l’a laissé devant ma porte, mais sûrement pas quelqu'un qui peut prétendre être mon ami. Enfin on verra ça plus tard, pour l’instant il faut s’occuper d’elle. J’ai essayé de m’en approcher, de lui parler… J’étais un peu sur mes gardes, prêt à une réaction de défense instinctive, à une griffure violente et dérisoire, mais même pas. Elle ne réagit plus vraiment à ce qui vient de l’extérieur. On dirait un chiot qui a perdu sa mère, elle garde ses yeux férocement fermés, et n’a déjà plus la force d’appeler au secours. Elle tremble ; elle a froid de l’intérieur.

Et puis en la regardant, en l’écoutant gémir, j’ai commencé à comprendre. Un peu, des bribes. Une histoire comme il en existe trop, de gamins envoyés dans des combats qui les dépassent pour flatter l’égo de quelques généraux à lunettes qui droguent leurs protégés à l’adrénaline en leur bourrant le crâne, leur racontant que s’ils ne sont pas les meilleurs ils ne sont rien, et qui finissent par être plus dupes encore que leur victimes de ces histoires. Plus dupes, mais moins affaiblis.

(Et dans dix ans, ces années lui manqueront…)

Pour l’instant, tout ce que je peux pour elle, c’est lui offrir un peu de chaleur et essayer de la faire manger un peu. D’abord la réconcilier avec la nourriture, réveiller doucement ses organes et son appétit, il y a bien trop longtemps qu'elle n'a rien avalé. Pour ça, je ne connais pas mieux que cette recette que m’a transmise maître Li, et dont j’ai oublié le nom depuis bien longtemps : Quelques tranches de chou rouge et de chou chinois qui donnent la matière, coupées assez fines pour ne pas être trop croquantes. Quelques lamelles de carottes qui vont faire remonter le tout vers le haut medium, et transformer le goût du chou en saveur. Les pousses de soja, pour la fraîcheur, pour le goût, pour rendre le plat plus « yang », plus « eau », pour qu’il « passe mieux » comme on dirait ici, où la conscience de ce que l’on est et de ce que l’on avale et un peu plus rudimentaire. De la pince de crabe pour venir dorloter et faire succomber les papilles. Des cacahouètes fraîches à peines grillées et des oignons croustillants pour finir de rompre toute monotonie au plat, aussi bien dans son goût que dans sa texture. Et pour faire glisser petit à petit l’appétit vers la gourmandise, cet étrange sauce – sauce de soja, moutarde, vinaigre de riz avec un peu de sucre, allongée avec ce qu’il faut d’eau fraîche – qui, comme les potions magiques d’il y a longtemps, ne fonctionne que si les proportions et le tour de main ont été bien transmis.
Cela devrait la remettre en route, pour la suite ce sera plus simples : J’ai deux magrets que j’ai sortis ce matin, et les braises sont idéales ; les sucs seront caramélisés sur la surface, et le cœur encore un peu rouge. Quelques pêches que je vais faire cuire rapidement dans un sirop avec une trace de jus de citron pour leur redonner une très légère acidité, si je n'ai pas de gelée de groseille. Normalement je les saupoudre de poivre noir grossièrement concassé, mais là je vais peut-être faire plus doux. Et puisque les premiers haricots verts sont prêts à être ramassés, cuits dans de l’eau salée et revenus à la poêle avec juste un peu de beurre, ils feront une base parfaite pour l’ensemble. Je connais une ou deux bouteilles qui se feraient un honneur d’accompagner tout celà, mais dans son état ce n’est sûrement pas de l’alcool qu’il lui faut. Ce sera un genmaicha, un thé vert japonais aux riz et au maïs soufflés, qui se marie très bien avec les plats salés, et qui vient nettoyer la bouche des graisses délicieuses et l’âme des mauvais tourments.

J’aurais voulu avoir des enregistrements de beaux textes pour aller avec le repas, parce que les trames et la cuisine sont faites pour aller ensemble. J’aime beaucoup les textes de Verlaine et la voix de Léo Ferré, mais les chanteurs dépressifs ne seront pas au menu. J’ai eu envie de mettre un disque de Linda Lemay, pour pouvoir goûter pleinement la force et la tristesse du moment, mais l’heure n’est pas aux plaisirs égoïstes. Finalement, je me suis arrêté sur Back to Earth de Lisa Ekdhal : La voix douce et pétillante sans être trop envahissante, le piano calme et réconfortant comme les fumées des hammams, et la contrebasse qui réchauffent le cœur.

Pour le dessert, en ouvrant les boites de thé tout à l’heure j’ai eu envie de refaire des financiers aux matcha, il me reste encore de cette vanille du Mexique, fleurale et légèrement corsée, qui aurait donné la crème anglaise idéale pour les accompagner. Mais quand j’étais petit, quand je n’allais pas bien, ou pour mes anniversaires, ma maman me faisait un clafouti aux cerises. Et aujourd’hui justement, c’est mon anniversaire. J’ai trente ans. Il y a longtemps qu’on ne me fait plus de clafouti aux cerises. Ca va faire un an qu’il n’y a plus personne dont il faut que je m’occupe. A part ce soir.

C’est peut-être finalement un ami qui l’a laissé devant ma porte. 
texte : tReg
image : Morpheen
PS : Si ce site venait à intéresserer du monde, il y aurait des menus, des flux rss, des commentaires, des critiques, des notations, des recherches par auteur et plus encore. Pour l'instant il est volontairement simpliste.